Saturday, November 8, 2014

CE N'EST PAS UNE TROISIEME INTIFADA

ISRAEL. "Ni le Hamas, ni le Fatah ne veulent une troisième Intifada"


Plusieurs attaques à la voiture bélier et des heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem font craindre une troisième Intifada. Interview de Denis Charbit, de l'Université Ouverte d'Israël.
La police israélienne inspecte la voiture bélier à bord de laquelle un homme a foncé sur un arrêt de tramway à Jérusalem, tuant un bébé de trois mois, mercredi 22 octobre 2014 (AFP PHOTO/MENAHEM KAHANA)
Jérusalem a connu une de ses pires flambées de violence récentes avec plusieurs attaques à la voiture bélier et des heurts sur l'ultra-sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem. Faut-il craindre une troisième Intifada ? Réponses parDenis Charbit, professeur de Sciences politiques à l'Université Ouverte d'Israël.
En moins de trois semaines, il y a eu deux attaques à la voiture bélier à Jérusalem. Est-ce qu'Israël est confronté à une nouvelle forme d'attaque terroriste ?
- Ce n'est pas la première fois. Il y a eu quelques attaques à la voiture béliers ces dernières années mais cela restait un phénomène relativement sporadique.
Le vrai problème, pour les organisations de sécurité et les services de renseignements, c'est que rien ne permet d'appréhender un tel acte. N'importe quel individu peut décider de prendre sa bagnole et de foncer sur des piétons. C'est une forme d'attentat privilégiée quand on appartient à aucune organisation. Il n'y a pas de mouvement que l'on peut surveiller ou infiltrer pour recueillir des informations. Donc pas d'anticipation possible. 
De plus, si ce type d'attentat demande moins d'organisation, moins de moyen, il peut se reproduire à plus grande échelle. D'autant que, comme le système des roquettes, il créé au-delà des victimes directes un climat de panique : à tout moment, vous pouvez penser que telle voiture qui s'est arrêtée à un feu, peut vous rentrer dedans. C'est dans la logique du terrorisme.
Quel est l'impact psychologique de ce type d'opérations ?
- Israël a l'habitude. Il y quelques mois la tension était au sud. Il y a quelques années, elle était au nord. Pendant les Intifada, elle était un peu partout, y compris à Tel Aviv. Maintenant, elle est à Jérusalem.
Ces attaques suscitent terreur ou panique dans la population civile, qui changent ses comportements. Des personnes que je connais ont pris des précautions : elles évitent de prendre le bus au profit de leur voiture pour ne pas être ciblées. Les parents demandent à leurs enfants d'inviter leurs amis à la maison plutôt qu'à l'extérieur. Ce sont les mêmes mesures que lors de la seconde Intifada dans les années 2000-2005.
La sécurité n'est plus seulement l'affaire des services de renseignements mais aussi celle des citoyens.
Les autorités israéliennes renforçaient jeudi les mesures de sécurité : elles ont placé des blocs de bétons pour protéger les abris pour les passagers le long de la ligne de tramwayUne approche sécuritaire est-elle suffisante ?
- C'est la plus facile à mettre en œuvre mais ce n'est jamais suffisant. Sans vouloir établir un rapport de cause à effet trop direct, l'absence de perspective politique nourrit un peu plus ce type d'actions. Le gouvernement Netanyahou doit se mordre les doigts d'avoir laissé entendre qu'on pouvait remettre le statu quo de l'esplanade des Mosquées, d'avoir permis l'entrée des ces familles juives dans le quartier arabe de Silwan, même si elles sont dans des habitations achetées légalement. Il a joué avec le feu et voilà le résultat. D'autant que la situation était déjà tendue depuis la mort du jeune Mohamed après la découverte des trois garçons juifs assassinés.
Y-a-t-il un risque d'une spirale de violence, voire d'une troisième Intifada ?
- On se pose la question à chaque moment de tension. Cela peut-être le cas cette fois, si on se souvient que ni la première, ni la seconde, n'était préméditées - contrairement à ce que l'on croit. Ce n'est pas Yasser Arafat, ni aucun autre mouvement, qui étaient derrière ces événements. Comme toute insurrection, cela ne se prépare pas mais se déclenche sans que personne ne le décide. Donc oui, c'est un risque. 
Si cela fait tache d'huile, les organisations, que ce soit le Fatah ou le Hamas, prendront le train en marche et diront c'est la troisième Intifada. Comme le disait Cocteau dans un autre contexte : "Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur".
En revanche, ni le Hamas, ni le Fatah ne le veulent vraiment. De conviction, Mahmoud Abbas n'a jamais pensé que la violence était payante. Au contraire, il a toujours pensé que la violence ne résoudrait pas le problème palestinien, même s'il reconnaît que la voie diplomatique n'est pas plus payante. 
De plus, comme il est en train de poursuivre son offensive diplomatique à l'ONU, contournant ainsi les négociations avec Israël, il n'y a rien de plus contre-productif qu'une Intafada, même s'il récupère un éventuel mouvement d'ampleur. Pour avoir la majorité des voix au Conseil de sécurité et surtout l'assentiment des Américains, il a besoin d'une situation relativement calme. Sinon il risque de se confronter de nouveau au principe de légitime défense d'Israël et tout le monde souhaitera un retour aux négociations.
Le Hamas lui non plus ne veut pas d'Intifada parce qu'il est en train de négocier difficilement, en raison de l'hostilité de l'Egypte, la question de la levée blocus, de l'importation de béton armé. Le meilleur moyen de tout faire capoter est de déclencher une troisième Intifada...
Mais une Intifada d'un autre genre, localisée, c'est possible ?
- En comparaison avec les deux précédentes Intifada, ce qui se passe aujourd'hui est illisible, aussi bien pour vous les journalistes que pour nous les observateurs sur le terrain. Personne n'est capable, ni dans les chancelleries américaines, européennes ou israéliennes de dire comment cela va évoluer. Cela peut aussi bien s'arrêter que se propager, ce que chacun redoute.
Le caractère d'une Intifada c'est deux choses : qu'elle ait lieu un peu partout en Cisjordanie et qu'elle mêle à la fois des actions populaires avec femmes, mères, enfants et personnes âgées impliquées, et des attentats. La première Intifada était une insurrection populaire qu'on a appelé la "guerre des pierres". La seconde était davantage dirigée vers la lutte armée, d'ailleurs inégale, entre l'armée israélienne et les organisations palestiniennes.
Aujourd'hui sommes-nous face à une insurrection ? J'imagine que des arsenaux sont dissimulés un peu partout mais je pense que les Palestiniens sont conscients du prix très lourd qu'ils ont payé en 2000, pendant la seconde Intifada. Mais parfois l'histoire nous échappe, et quand bien même on ne le voudrait pas, cela peut arriver. Il y a une tentative jordanienne et israélienne de calmer un peu le jeu. Mais on est pas à l'abri d'une bavure, d'une erreur, d'une tuerie.

LA TRAGEDIA DE IGUALA (MEXICO), DIA A DIA

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Friday, November 7, 2014

A 25 AÑOS DEL FIN DEL MURO (IDEOLOGICO) DE BERLIN, LOS MUROS (NO IDEOLOGICOS) DE HOY

LOS MUROS NO IDEOLOGICOS DE HOY

TRAS EL ESCANDALO JUNCKER, SILENCIO LUXEMBURGUES

Ley del silencio en el Gran Ducado

Luxemburgo protege a empresas y bancos con un tratamiento ventajoso

Con medio millón de habitantes, el país alberga un total de 140 bancos

 Luxemburgo DIARIO EL PAIS, Madrid6 NOV 2014 - 21:40 CET

Cae la noche en el barrio de Kirchberg, al norte de Luxemburgo capital. Es el epicentro de la industria financiera del Gran Ducado y milla de oro para toda empresa que quiera establecerse aquí, donde los edificios de oficinas de grandes bancos y consultoras se disputan el espacio con las instituciones europeas. Las luces del edificio de Deutsche Bank se apagan poco a poco y los trabajadores más rezagados se retiran como un jueves cualquiera, ajenos al enésimo escándalo fiscal, que vuelve a traer el foco de atención a este diminuto país inscrito en el corazón de la Unión. Más de 300 multinacionales de la talla de Ikea, Amazon, Accenture, Pepsi, Heinz y el propio Deutsche Bank —metido en todos y cada uno de estos líos— se beneficiaron entre 2008 y 2010 de acuerdos fiscales ad hoc con el Gobierno luxemburgués que les permitían pagar apenas un 2% en concepto de impuesto de sociedades, frente al 28,6% que rige oficialmente en Luxemburgo. El país tiene una bien ganada fama de paraíso fiscal; quizá porque se encierra en un silencio hermético cuando aparecen ese tipo de historias.
Unas pocas voces rompen ese sigilo. “Luxemburgo es un buen lugar para hacer negocios. ¿La fiscalidad? Influye”, reconoce Dorit Hermann, una empleada que abandona las dependencias del gigante financiero alemán en Luxemburgo. La conversación termina de manera abrupta cuando se le pregunta por la implicación de su empresa en el caso. “Trabajo en el departamento de pagos, no en temas fiscales”, añade. Un grupo de empleados perfectamente trajeados sigue sus pasos, también aparentemente ajenos a lo publicado, a pesar de que L’Essentiel, el diario gratuito más leído en el Gran Ducado, ha despertado a los luxemburgueses informando en primera página del Luxleaks: “Una bomba sobre Luxemburgo”.
El orden de este tranquilo micropaís permanece inalterado pese al alud de información sobre las artimañas fiscales de Luxemburgo, que todo el mundo aquí parece conocer y de las que prácticamente nadie quiere hablar. Apenas ocho kilómetros al sur de Kirchberg, en el barrio de Gaasperech, se levanta la flamante sede de PwC, la consultora que se ha convertido en una de las protagonistas del caso por haber asesorado a muchas de esas empresas en sus maniobras de “optimización fiscal”. Nadie abre la boca: es un asunto demasiado sensible; todos y cada uno de los trabajadores interpelados por este diario se remiten al escueto comunicado en el que la empresa estadounidense asegura haber cumplido en todo momento con la legislación fiscal “local, europea e internacional”.
En pleno casco histórico, una de esas calles serpenteantes que ofrecen las mejores vistas de Luxemburgo termina en un complejo de oficinas de escasa altura que acoge la sede europea del gigante del comercio electrónico Amazon, otra de las empresas que firmó un acuerdo fiscal con el Gobierno luxemburgués y que ya está siendo investigada por la Comisión. Sophie, una trabajadora belga del departamento de personal de la multinacional estadounidense que prefiere no dar su apellido, dice no saber nada sobre los acuerdos fiscales. “Lo he leído en la prensa”, afirma mientras apura un cigarrillo en el patio central que hace las veces de vestíbulo exterior de entrada a las oficinas. “De todas formas, la mejor persona para hablar de esto es Juncker. Le conoce, ¿no?”, deja caer en referencia a Jean-Claude Juncker, recién nombrado presidente de la Comisión y primer ministro de Luxemburgo entre 1995 y 2013, en los años en los que su país firmó los acuerdos que beneficiaron a 340 multinacionales. “Pregúntele a Juncker. Quizá él tenga la respuesta”, cierra.Hasta 140 bancos tienen oficinas en este paradójico Estado con apenas medio millón de habitantes, uno de los seis fundadores de la Comunidad Europea, germen de la UE actual, a la par que principal alcantarilla fiscal de la Unión por la que se escapan miles de millones de euros cada año. El Gran Ducado también es la segunda plaza mundial de fondos de inversión y hedge funds (fondos de alto riesgo), solo por detrás de EE UU. Bruselas considera que ese grado de concentración está directamente relacionado con el hecho de que en Luxemburgo no hay ninguna voluntad política para acabar con un esquema fiscal que es la gallina de los huevos de oro para empresas e instituciones financieras, y que a la vez resta recursos fiscales a otros países de la UE.

Los involucrados

  • Entre las 340 multinacionales que tenían acuerdos con Luxemburgo que les permitían reducir notablemente sus facturas fiscales figuran compañías como Ikea, Deutsche Bank o Pepsi.
  • La Comisión ya estaba investigando el posible trato fiscal favorable del Gran Ducado a Amazon y Fiat.
  • La sociedad de capital riesgo española Mercapital, que en 2012 se fusionó con N+1, creó dos fondos de inversión en Luxemburgo, uno en 2002 y otro en 2009, según consta en documentos publicados por The Guardian tras la indagación del Consorcio Internacional de Periodistas de Investigación. La compañía no ha querido hacer comentarios.